Chers demandeurs d'emploi et autres fanatiques d'idées saugrenues, je vous suggère aujourd'hui de saluer le dernier grand vainqueur du Palmarès des Lois Imbéciles nées du désormais célèbre besoin français de victimisation, avidement entretenu par les glorieuses associations de défense de la non-socialisation.
J'ai nommé : le CV anonyme.
Remémorons-nous les faits : depuis 25 ans, en France, grâce à une exclusive et virulente milice associative, il nous est possible d'associer échec et discrimination.
A ce jour, les champs de ladite discrimination sont solidement ancrés, et regroupent principalement : origine ethnique, patronyme, handicap, poids, âge, orientation sexuelle, et religion. Malgré tout, grâce à certains élans de générosité visant de temps à autre à rendre la discrimination accessible à tous, il a été récemment permis aux personnes ne souffrant pas de pathologies liées à ces champs précités d'invoquer la notion de crise pour pardonner légitimement leurs divers insuccès sociaux-professionnels.
Rappelons d'ailleurs que la crise représente encore à ce jour le joker par excellence, applicable à toutes les tranches de la société, et pouvant même parfois disculper l'auteur de tout acte de malveillance, voire de toute agression physique ou atteinte à la personne. Dans ces derniers cas, nous invoquerons lors d'un éventuel jugement l'ultime terme à la mode : l'acte désespéré.
Exemple : "Après l'annonce de la liquidation judiciaire de l'usine dans laquelle il travaillait depuis 5 ans (et demi), André a commis l'acte désespéré de violer la fille de 12 ans (et demi) de son patron."
Soulignons le fait que ces applications ne représentent heureusement qu'une exception française.
Pour en revenir à nos moutons tricolores, le CV anonyme, malgré son inquiétante appellation, n'a strictement rien à voir avec la lettre anonyme, récemment remise au goût du jour depuis le dernier anniversaire de l'éternellement ressuscité petit Grégory.
D'une part, le CV anonyme est rarement accompagné d'une balle de 9 mm, et ne nécessite d'autre part aucune manipulation scientifique pour y effectuer quelque prélèvement d'ADN. En règle générale, son intention ne vise principalement qu'à culpabiliser aimablement toute entreprise n'ayant pas encore dissimulé son chiffre d'affaires, toute crapuleuse exploitation humaine, donc, dont le responsable, communément appelé patron voyou, sera par la suite kidnappé puis lynché en place publique comme il se doit.
Cela étant, le problème s'avère bien plus complexe.
Si l'on en croit les précieuses recommandations de ces défenseurs de l'intégration par le chantage, le CV anonyme ne doit faire apparaître ni la représentation photographique du demandeur, ni son réel patronyme, ni son âge, ni par conséquent les dates de présence dans les entreprises précédemment fréquentées.
Il en découle que le fait de mentionner lesdites entreprises devient également problématique, celles-ci étant en mesure d'effectuer toute odieuse délation quant au comportement et l'identité du demandeur. Enfin, si l'on poursuit cette prodigieuse logique, le simple fait pour le postulant d'appeler l'employeur potentiel en vue d'un entretien est également à proscrire, et, dans ces conditions, se rendre au travail aussi, finalement.
Cependant, fort heureusement pour les farouches cerbères de cette fumisterie nationale, il existe dans ce pays le fabuleux principe du quota, qui a pu supplanter radicalement celui de la compétence.
A ce jour, étant moi-même entrepreneur, j'avoue honteusement ne pas avoir recruté la moindre femme musulmane obèse de plus de 50 ans, susceptible de manier une tablette graphique avec la bouche, et qui me promettra surtout de ne pas porter plainte contre cette dernière pour harcèlement sexuel.
Eh bien soit, mon activité sera donc surtaxée une fois encore, cette année.
mercredi 4 novembre 2009
Le corbeau et le renard
dimanche 1 novembre 2009
Rot movie
Chers visiteurs ectoplasmiques, je vous le demande : quelle meilleure période que celle de la fête des morts aurais-je pu choisir pour effectuer une si soudaine résurrection en ces lieux ?
J'entends déjà quelques râles lointains me reprochant d'une part d'entretenir ce blog comme une vulgaire sépulture en fin de concession, et d'autre part de n'effectuer un vif retour virtuel qu'en cas d'augmentation du prix des cigarettes en France.
Eh bien détrompez-vous, médisantes créatures d'outre-tombe : j'ai l'immense joie de vous notifier ma totale guérison quant à ces symptômes d'énervement récurrent, et j'en profite pour remercier vivement les infinis efforts émétiques des scooby-gangs anti-tabac qui m'ont progressivement amené à voyager davantage et appris à parfaire mon organisation afin de dorénavant me ravitailler chez nos sympathiques - puisqu'encore humains - voisins européens.
Cela dit, un problème masqué en dévoilant irrémédiablement un nouveau quand on évolue dans cette sombre vallée des Maures, le salutaire chemin vers les saintes terres s'avère encore tortueux, et la bienfaisante possession du GPS sacré ne suffit pas toujours à contourner les nombreuses embûches qui nous séparent de leurs frontières.
Bref, j'ai promptement dû reporter mes derniers projets d'évasion, étant aussi avisé des dates de surveillance accrue des flux routiers que de celles d'échéance de paiement des impôts.
Ce week-end était donc diaboliquement déclaré zone rouge par le vil Bison plus cornu que fûté.
Fort heureusement pour les courageux voyageurs infidèles et récalcitrants, les fervents représentants de la Sécurité Routière sont beaux joueurs, et leur ont aimablement dévoilé dans la journée d'hier leurs plans bénéfiques visant à épargner leurs vies pendant ce difficile exode routier de fin de semaine.
En effet, les observateurs du comportement sur asphalte ayant effectué le douloureux constat qu'un automobiliste lambda redoublait de prudence à la vue d'un policier en uniforme et par conséquent encourait le risque de conserver les points de son permis de conduire ainsi qu'une somme raisonnable sur son compte bancaire, il fut donc décidé d'affubler les valeureux néo-collecteurs de gabelle en simple quidams afin de - je cite - "mieux faire preuve de pédagogie et de prévention".
Je me demande si la Corée du Nord ne va pas devenir une destination prisée pour les vacances, à force.
mardi 14 avril 2009
Imprimatur
Chères brebis fidèles néanmoins égarées, il me faut vous prêcher qu'il existe à ce jour trois appellations patronymiques qui m'écorchent vivement les tympans et dont l'évocation épidémique met ma patience à rude épreuve lors de mes vaines tentatives de compréhension de l'évolution du Monde.
Les nominés sont : Allah, Dieu, et Audureau.
Il s'avère que, au grand dam de l'espèce humaine réfugiée dans cette extrémité hexagonale de notre chère Europe avantageusement disloquée, non seulement ce dernier existe réellement, mais aussi que, contrairement à ses challengers sus-nommés, il n'est nul besoin de le rencontrer pour être confronté à la preuve de sa perfide existence.
En effet, Monsieur Audureau - que seule une bonne éducation me contraint de nommer à ce niveau de civilité - anime gaillardement depuis quelques années une parodie de chasse aux sorcières à l'encontre des nouveaux méchants qui ne faisaient pas encore partie de la nomenclature chantée par Michel Fugain et son Big Bazar en 1975.
Je fais évidemment ici allusion à ces éternels fumeurs sataniques et leur odieuse existence luxurieuse.
Fièrement dissimulé derrière sa glauque bannière du DNF, agrippant le fauchard émoussé de la loi Evin d'une main, et agitant frénétiquement de l'autre une crécelle ridiculement estampillée du Ministère de la Santé, ce sinistre individu auto-proclamé héros de la dernière croisade javellise convulsivement les rares plaines du libre arbitre encore percevables sur ce territoire.
Force est de constater amèrement que cette pâle copie d'Attila ne pourra quitter ce monde en paix qu'après avoir entièrement stérilisé de ses sécrétions vomitives ces libertés individuelles qu'il exècre tant, depuis quelque traumatisme adolescent, sans doute, qui aurait vraisemblablement laissé coi Bettelheim lui-même.
Aussi, au sein d'un tel climat d'infantilisme procédurier, de délation fielleuse et de dictature embryonnaire, méticuleusement entretenu par une horde de zouaves à l'intelligence médiévale, nombreuses sont les dérives qui hélas en découlent insidieusement.
Celle qui suit est particulièrement alarmante : Exposition Jacques Tati.