Chers visiteurs ectoplasmiques, je vous le demande : quelle meilleure période que celle de la fête des morts aurais-je pu choisir pour effectuer une si soudaine résurrection en ces lieux ?
J'entends déjà quelques râles lointains me reprochant d'une part d'entretenir ce blog comme une vulgaire sépulture en fin de concession, et d'autre part de n'effectuer un vif retour virtuel qu'en cas d'augmentation du prix des cigarettes en France.
Eh bien détrompez-vous, médisantes créatures d'outre-tombe : j'ai l'immense joie de vous notifier ma totale guérison quant à ces symptômes d'énervement récurrent, et j'en profite pour remercier vivement les infinis efforts émétiques des scooby-gangs anti-tabac qui m'ont progressivement amené à voyager davantage et appris à parfaire mon organisation afin de dorénavant me ravitailler chez nos sympathiques - puisqu'encore humains - voisins européens.
Cela dit, un problème masqué en dévoilant irrémédiablement un nouveau quand on évolue dans cette sombre vallée des Maures, le salutaire chemin vers les saintes terres s'avère encore tortueux, et la bienfaisante possession du GPS sacré ne suffit pas toujours à contourner les nombreuses embûches qui nous séparent de leurs frontières.
Bref, j'ai promptement dû reporter mes derniers projets d'évasion, étant aussi avisé des dates de surveillance accrue des flux routiers que de celles d'échéance de paiement des impôts.
Ce week-end était donc diaboliquement déclaré zone rouge par le vil Bison plus cornu que fûté.
Fort heureusement pour les courageux voyageurs infidèles et récalcitrants, les fervents représentants de la Sécurité Routière sont beaux joueurs, et leur ont aimablement dévoilé dans la journée d'hier leurs plans bénéfiques visant à épargner leurs vies pendant ce difficile exode routier de fin de semaine.
En effet, les observateurs du comportement sur asphalte ayant effectué le douloureux constat qu'un automobiliste lambda redoublait de prudence à la vue d'un policier en uniforme et par conséquent encourait le risque de conserver les points de son permis de conduire ainsi qu'une somme raisonnable sur son compte bancaire, il fut donc décidé d'affubler les valeureux néo-collecteurs de gabelle en simple quidams afin de - je cite - "mieux faire preuve de pédagogie et de prévention".
Je me demande si la Corée du Nord ne va pas devenir une destination prisée pour les vacances, à force.
dimanche 1 novembre 2009
Rot movie
mardi 14 avril 2009
Imprimatur
Chères brebis fidèles néanmoins égarées, il me faut vous prêcher qu'il existe à ce jour trois appellations patronymiques qui m'écorchent vivement les tympans et dont l'évocation épidémique met ma patience à rude épreuve lors de mes vaines tentatives de compréhension de l'évolution du Monde.
Les nominés sont : Allah, Dieu, et Audureau.
Il s'avère que, au grand dam de l'espèce humaine réfugiée dans cette extrémité hexagonale de notre chère Europe avantageusement disloquée, non seulement ce dernier existe réellement, mais aussi que, contrairement à ses challengers sus-nommés, il n'est nul besoin de le rencontrer pour être confronté à la preuve de sa perfide existence.
En effet, Monsieur Audureau - que seule une bonne éducation me contraint de nommer à ce niveau de civilité - anime gaillardement depuis quelques années une parodie de chasse aux sorcières à l'encontre des nouveaux méchants qui ne faisaient pas encore partie de la nomenclature chantée par Michel Fugain et son Big Bazar en 1975.
Je fais évidemment ici allusion à ces éternels fumeurs sataniques et leur odieuse existence luxurieuse.
Fièrement dissimulé derrière sa glauque bannière du DNF, agrippant le fauchard émoussé de la loi Evin d'une main, et agitant frénétiquement de l'autre une crécelle ridiculement estampillée du Ministère de la Santé, ce sinistre individu auto-proclamé héros de la dernière croisade javellise convulsivement les rares plaines du libre arbitre encore percevables sur ce territoire.
Force est de constater amèrement que cette pâle copie d'Attila ne pourra quitter ce monde en paix qu'après avoir entièrement stérilisé de ses sécrétions vomitives ces libertés individuelles qu'il exècre tant, depuis quelque traumatisme adolescent, sans doute, qui aurait vraisemblablement laissé coi Bettelheim lui-même.
Aussi, au sein d'un tel climat d'infantilisme procédurier, de délation fielleuse et de dictature embryonnaire, méticuleusement entretenu par une horde de zouaves à l'intelligence médiévale, nombreuses sont les dérives qui hélas en découlent insidieusement.
Celle qui suit est particulièrement alarmante : Exposition Jacques Tati.